Entreprises · Factures impayées B2B

Factures impayées entre entreprises : faites valoir vos créances avec un avocat

OPTIMUM AVOCATS accompagne les entreprises dans le recouvrement de leurs factures : analyse de la créance, mise en demeure et procédure judiciaire adaptée.

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Environ deux minutes · pièces facultatives · sans engagement

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Simulation indicative, gratuite et sans inscription.

Vous préférez en parler directement ? Appeler le 01 48 05 76 94

  • Barreau de Paris
  • Cabinet fondé en 2006
  • Convention d'honoraires préalable
  • Secret professionnel

Photo : Bennie Bates sur Unsplash

Comment confier une facture impayée au cabinet ?

  1. Étape 1 : Vous présentez le dossier

    Un formulaire court : votre entreprise, le client qui ne paie pas, le montant, une éventuelle contestation. Aucune pièce n'est exigée à ce stade.

  2. Étape 2 : Vous déposez les pièces

    Après l'envoi, l'espace documentaire du cabinet vous est proposé pour les factures et justificatifs. C'est facultatif : vous pouvez aussi les transmettre plus tard.

  3. Étape 3 : Le cabinet examine et vous répond

    La démarche recommandée, ses limites et ses honoraires, dans une convention écrite — ou l'avis qu'une action n'est pas opportune.

Présenter mes factures impayées

La mission n'est confiée qu'à la signature d'une convention d'honoraires. La transmission ne vaut ni saisine d'une juridiction, ni interruption de la prescription.

Plusieurs dizaines de factures impayées, ou des impayés qui reviennent chaque mois ? Confier plusieurs factures impayées au cabinet.

Présenter votre dossier

Présenter vos factures impayées au cabinet

OPTIMUM AVOCATS, cabinet d'avocats au Barreau de Paris, examine les créances commerciales des entreprises. Quelques informations suffisent pour un premier examen ; les pièces peuvent suivre.

  1. 1 · Maintenant Présenter le dossier, environ deux minutes
  2. 2 · Facultatif Déposer les pièces, après l'envoi ou plus tard

Présenter mes factures impayées

Aucune pièce n'est demandée à ce stade. Champs marqués d'un astérisque obligatoires.

Ajouter des précisions (facultatif)

Aucun fichier n'est à joindre ici. Vous pourrez ensuite, si vous le souhaitez, déposer les pièces de votre dossier dans l'espace documentaire du cabinet.

L'envoi ne vous engage pas : la mission n'est confiée qu'après examen du dossier et signature d'une convention d'honoraires.

Pièces utiles, si vous les avez

  • les factures impayées ;
  • le bon de commande, le devis accepté ou le contrat ;
  • les conditions générales, si elles fixent les pénalités ou les délais ;
  • les justificatifs de livraison ou d'exécution ;
  • les relances et, le cas échéant, la mise en demeure ;
  • les échanges relatifs à une éventuelle contestation.

Confidentialité. Les informations transmises sont réservées au cabinet, couvertes par le secret professionnel et utilisées pour le seul examen de votre demande.

Envoi, pièces, mission : trois étapes distinctes. L'envoi de votre demande est confirmé à l'écran ; les pièces déposées ensuite sont examinées par le cabinet ; la mission n'est acceptée qu'après examen, vérification de l'absence de conflit d'intérêts et signature d'une convention d'honoraires.

Avant d'envoyer votre demande

Mon dossier est-il trop petit ?

Pas nécessairement. Lorsque la créance est justifiée, exigible et que le débiteur paraît solvable, les pénalités de retard, l'indemnité forfaitaire de 40 € par facture, les dépens et une éventuelle indemnité de l'article 700 peuvent s'ajouter au principal et compenser une partie des frais. Le solde peut aussi être défavorable — demande rejetée, condamnation moindre, débiteur insolvable. Le cabinet donne son avis après examen des pièces ; le simulateur permet d'en comparer les hypothèses.

Puis-je transmettre plusieurs factures ?

Oui. Indiquez le montant total et, si vous le souhaitez, le nombre de factures. Les factures dues par un même client sont examinées ensemble ; si plusieurs clients sont concernés, précisez-le : les honoraires fixes s'entendent par débiteur.

Que dois-je préparer ?

Pour présenter le dossier : le nom de votre client, le montant impayé et l'existence éventuelle d'une contestation. Pour l'examen : les factures, le bon de commande ou le contrat, les conditions générales, les justificatifs de livraison ou d'exécution, les relances et les échanges avec le client — ceux dont vous disposez.

Quand les honoraires sont-ils fixés ?

Après le premier examen du dossier, dans une convention d'honoraires écrite, que vous êtes libre de signer ou non (loi du 31 décembre 1971, art. 10). La grille publiée sur cette page est indicative.

Suis-je engagé en envoyant le formulaire ?

Non. L'envoi permet au cabinet d'examiner votre demande et de vérifier l'absence de conflit d'intérêts. La mission n'est confiée qu'à la signature d'une convention d'honoraires. L'envoi ne vaut ni saisine d'une juridiction, ni interruption de la prescription.

Et si le débiteur conteste ?

Une contestation n'empêche pas d'agir, mais elle oriente le choix de la procédure : une contestation sérieuse rend l'injonction de payer peu adaptée et fait obstacle au référé-provision pour la part contestée ; une action au fond peut alors s'imposer. Signalez-la dans le formulaire : c'est l'un des premiers points examinés.

Que se passe-t-il après l'envoi ?

L'envoi vous est confirmé à l'écran et l'espace documentaire vous est proposé pour vos pièces. Le cabinet procède à un premier examen, vérifie l'absence de conflit d'intérêts, puis vous indique s'il peut intervenir, la démarche qu'il recommande et ses honoraires, dans une convention écrite. La transmission n'emporte pas acceptation de la mission.

Simulateur gratuit · indicatif · sans inscription

Combien peut coûter une procédure contre un client qui ne paie pas ?

Estimez les honoraires, les frais de procédure et le solde possible selon plusieurs hypothèses de recouvrement.

Le simulateur distingue ce qui est demandé, alloué et réellement encaissé ; les scénarios défavorables sont aussi instructifs que les autres. Vous pouvez également présenter votre dossier sans simuler.

  1. Coût des honorairesHonoraire fixe par débiteur, frais de dossier et TVA.
  2. Frais de procédureGreffe, assignation et autres frais de tiers.
  3. Résultat économique indicatifSolde selon ce qui serait alloué, puis encaissé.

Essayer un scénario

Chaque scénario part des mêmes hypothèses neutres : le résultat ne dépend pas de l'ordre des clics.

Avant toute procédure

Après une procédure

1. Votre créance

Les honoraires fixes, le greffe et l'assignation s'appliquent par débiteur ; les frais de dossier, une seule fois.

2. Démarche envisagée
3. Hypothèses d'issue

Issue envisagée

2 000 € : hypothèse pédagogique, à remplacer par votre propre calcul ; elle ne découle pas automatiquement d'un taux. Le montant se calcule ainsi : somme due × taux annuel × durée du retard. Le taux est celui de vos conditions générales, qui ne peut être inférieur à trois fois le taux d'intérêt légal — soit 8,25 % l'an au second semestre 2026 (3 × 2,75 %) — ou, à défaut de taux convenu, le taux de la BCE majoré de dix points (C. com., art. L. 441-10). Exemple : 4 800 € à 8,25 % pendant un an = 396 €. Ces pénalités sont une indemnité, non un prix : aucune TVA ne s'y ajoute.

Hypothèse pédagogique de 850 €, à modifier : ce n'est ni une statistique, ni un barème, ni un montant usuellement alloué. Le juge fixe librement ce montant, selon l'équité et la situation économique de la partie condamnée, et peut ne rien accorder : essayez le scénario « Article 700 refusé ».

Une décision n'est pas un paiement : ce qui compte est ce que le débiteur paie réellement, ce qui dépend de sa solvabilité.

4. Frais et options (paramètres avancés) Greffe, assignation, frais de dossier, TVA, clause « article 700 » : valeurs indicatives déjà renseignées, modifiables.
Frais et options

Montants indicatifs, modifiables. Les frais de tiers sont distincts des honoraires ; greffe et assignation sont comptés par débiteur, et seulement en cas de procédure ; les frais de dossier, une fois pour le dossier simulé.

Tarif du greffe du tribunal des activités économiques de Paris : 38,04 € pour un référé-provision, 64,13 € pour une assignation au fond (deux parties).

Indicatif : de l'ordre de 90 €, selon le lieu de signification et les diligences.

Papeterie, affranchissement, archivage : 75 € HT pour le dossier simulé (une seule fois, quel que soit le nombre de débiteurs), TVA en sus, selon la convention.

Recherches, frais d'exécution forcée… chiffrés selon le dossier. Laissés à 0, ils ne sont pas comptés.

Indicative : elle ne s'applique que si la convention d'honoraires signée la stipule ; à défaut, l'indemnité revient au client. Rien n'est dû si le juge n'accorde aucune indemnité ou si elle n'est pas recouvrée. Décochez pour simuler sans cette clause.

Solde économique estimatif

5 640 €

Sommes encaissées 7 858,04 € − coût retenu 2 218,04 €

Comparé au principal restant dû (4 800 €) : 840 €

Total décaissé (TTC, tous frais compris)
2 636,04 €
Part incertaine
Ce qui sera alloué, puis réellement encaissé, dépend des preuves, du juge et de la solvabilité du débiteur.
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Simulation indicative, sans engagement. Les honoraires applicables sont déterminés par convention écrite après examen du dossier. La simulation n'est ni enregistrée, ni transmise au cabinet.

    Demandé, alloué, encaissé
    Poste Demandé Alloué Encaissé
    Principal (factures) 4 800 € 4 800 € 4 800 €
    Pénalités, intérêts et indemnités de 40 € 2 080 € 2 080 € 2 080 €
    Article 700 du CPC 1 500 € 850 € 850 €
    Dépens (greffe, assignation) 128,04 € 128,04 € 128,04 €

    « — » : sans objet, aucune décision n'intervient dans ce scénario.

    Honoraires et frais

    Mise en demeure motivée
    125 € HT
    Référé-provision
    450 € HT
    Honoraires complémentaires (sur sommes encaissées)
    1 440 € HT
    Total des honoraires
    2 015 € HT
    Frais de dossier du cabinet
    75 € HT
    TVA (20 %) sur honoraires et frais de dossier
    418 €
    Frais de greffe
    38,04 €
    Assignation (commissaire de justice)
    90 €
    Total décaissé (TTC, tous frais compris)
    2 636,04 €

    Estimation pédagogique, non contractuelle. Elle ne préjuge ni de la décision du juge, ni de la solvabilité du débiteur, et ne crée aucun engagement : seule une convention d'honoraires écrite, établie après examen du dossier, fixe les honoraires applicables et leur exigibilité. Modèle de référence : aucun honoraire de résultat après une simple mise en demeure ni sur le principal. Frais de greffe, d'assignation et de dossier : montants indicatifs, à confirmer pour chaque dossier. Hypothèses : encaissement partiel réparti au prorata des sommes allouées ; conséquences fiscales de l'impayé (TVA, provisions) non simulées. Aucune donnée saisie ici n'est transmise ni conservée.

    Chiffrer avant d'agir : ce qui compose le coût et le gain

    Poste par poste, sur l'exemple par défaut du simulateur.

    Lorsque la créance est documentée et le débiteur solvable, l'action est souvent justifiée : pénalités de retard, indemnité forfaitaire, dépens et une éventuelle indemnité de l'article 700 peuvent couvrir une partie des frais. Dans les cas défavorables — demande rejetée, condamnation moindre, débiteur insolvable —, les coûts peuvent en revanche absorber une partie du principal.

    Le chiffrage préalable sert à cela : savoir, poste par poste, ce qui dépend de votre créance, de la décision du juge ou de la convention d'honoraires. Le tableau reprend l'exemple par défaut du simulateur.

    Les postes d'un chiffrage — exemple : deux factures, référé-provision à Paris

    • Principal 4 800 € TTC

      Vos factures, déduction faite des paiements reçus.

      Votre créance
    • Pénalités de retard 2 000 € (hypothèse)

      Montant à calculer : somme due × taux annuel × durée du retard. Taux de vos conditions générales, au moins trois fois le taux d'intérêt légal (8,25 % l'an au second semestre 2026) ; à défaut, taux de la BCE majoré de dix points (C. com., art. L. 441-10). Indemnité, non un prix : sans TVA.

      Votre créance
    • Indemnité forfaitaire 40 € par facture

      La loi (C. com., art. D. 441-5) ; due de plein droit, sans TVA.

      Votre créance
    • Article 700 850 € (hypothèse)

      Le juge, librement, selon l'équité ; il peut ne rien accorder.

      Décision du juge
    • Frais de greffe 38,04 € (référé)

      Tarif publié par le greffe du tribunal des activités économiques de Paris ; 64,13 € au fond.

      Dépens
    • Assignation ≈ 90 € TTC

      Tarif réglementé du commissaire de justice, frais de déplacement et taxe compris ; indicatif.

      Dépens
    • Frais de dossier 75 € HT

      La convention d'honoraires : papeterie, affranchissement, archivage.

      Convention
    • Honoraires fixes 125 € + 450 € HT

      La convention d'honoraires : mise en demeure, puis procédure, par débiteur.

      Convention
    • Honoraires complémentaires sur sommes encaissées

      La convention, si elle les prévoit ; jamais sur le principal après décision.

      Convention
    • TVA 20 %

      Sur les honoraires et les frais de dossier ; récupérable par une entreprise assujettie.

      Convention

    Montants indicatifs. Frais de greffe : tarifs publiés par le greffe du tribunal des activités économiques de Paris, consultés le 22 octobre 2026 ; assignation : ordre de grandeur, variable selon le lieu et les diligences ; pénalités : les 2 000 € sont une hypothèse pédagogique modifiable, qui ne découle pas automatiquement d'un taux — à titre de repère, 4 800 € au taux minimal de 8,25 % (3 × 2,75 %, taux d'intérêt légal des créances professionnelles au second semestre 2026) représentent 396 € pour un an de retard. Aucun résultat n'est garanti.

    Transparence

    Honoraires et frais de recouvrement, connus avant d'agir

    La grille ci-dessous est indicative. Les honoraires réellement applicables sont fixés par une convention d'honoraires écrite, établie après examen du dossier, comme l'exige l'article 10 de la loi du 31 décembre 1971. Aucun calcul affiché sur cette page ne vaut engagement. Cette grille, l'offre petites créances et l'offre injonction de payer sont trois offres distinctes, comparées sur la page honoraires du cabinet ; la convention signée indique celle qui s'applique.

    Honoraires fixes de diligences
    InterventionHTTTC
    Mise en demeure motivée
    par débiteur, examen des pièces compris
    125 €150 €
    Injonction de payer — mission initiale
    pour une créance et une requête ; + 50 % des intérêts, pénalités et indemnité de l'article 700 encaissés, jamais du principal ; offre distincte, avec ses propres règles ; opposition et exécution non comprises. Détail de l'offre
    10 % du principal
    min. 250 €
    + TVA 20 %
    min. 300 €
    Référé-provision
    par procédure et par débiteur, créance simple
    dès 450 €540 €
    Procédure au fond
    dossier simple ; proposition spécifique si contesté ou complexe
    dès 900 €1 080 €
    Frais de dossier
    papeterie, affranchissement, archivage ; par dossier
    75 €90 €
    • Après une simple mise en demeure : aucun honoraire complémentaire.
    • Après une procédure et une décision : un honoraire complémentaire, si la convention le prévoit, calculé sur les seules sommes effectivement encaissées — jamais sur le principal.
    • Frais de tiers (greffe, commissaire de justice) : distincts des honoraires, réglés sur justificatif ; ce sont des dépens, récupérables si le débiteur y est condamné et solvable.

    Honoraires complémentaires, abonnement et clause « article 700 » : le détail

    Honoraires complémentaires — clauses de référence, indicatives.

    • Après une procédure et une décision de condamnation, sur les seules sommes effectivement encaissées : 50 % des pénalités de retard, intérêts et indemnités forfaitaires ; et la fraction de l'indemnité de l'article 700 qui dépasse l'honoraire fixe de la procédure. Aucun honoraire de résultat sur le principal.
    • En cas de transaction après assignation et avant décision : 10 % des sommes encaissées, principal compris, avec un minimum de 350 € HT en référé et 500 € HT au fond, sans cumul avec le régime précédent.
    • Après une simple mise en demeure : aucun honoraire complémentaire.

    Ces honoraires s'entendent hors taxes, TVA de 20 % en sus. Ils complètent toujours un honoraire de diligences et ne s'appliquent que si la convention d'honoraires signée les stipule, celle-ci précisant leur exigibilité.

    Frais de tiers. Distincts des honoraires et réglés sur justificatif : greffe du tribunal des activités économiques de Paris (38,04 € pour un référé-provision, 64,13 € au fond), assignation par commissaire de justice (de l'ordre de 90 €), recherches et frais d'exécution. Greffe et assignation sont des dépens, récupérables si le débiteur y est condamné et solvable.

    Entreprises ayant des impayés récurrents

    Sur convention spécifique, une formule d'abonnement peut être proposée : à titre indicatif, 350 € HT par mois sur une durée minimale de 12 mois, couvrant les mises en demeure de l'activité courante et 2 heures mensuelles de consultation, non reportables ; au-delà, 185 € HT de l'heure. Les procédures judiciaires sont facturées séparément.

    Cette formule n'est pas ouverte automatiquement : elle suppose un examen du volume et de la nature des créances.

    La clause « article 700 », concrètement

    • Elle n'existe que si la convention écrite la prévoit ; à défaut, l'indemnité de l'article 700 revient au client.
    • Elle porte sur l'indemnité encaissée, non sur celle demandée ou prononcée : si le juge n'accorde rien, ou si le débiteur ne paie pas, aucun honoraire n'est dû à ce titre.
    • Exemple : référé, honoraire fixe de 450 € HT, indemnité de 850 € encaissée. L'honoraire complémentaire est de 400 € HT, soit 480 € TTC (TVA de 80 €).
    Reste en trésorerie après règlement TTC
    370 €
    Coût économique net, si les 80 € de TVA sont intégralement récupérables
    400 €
    Équivalent économique conservé, dans cette seule hypothèse
    450 €

    Si la TVA n'est pas récupérable, le client conserve 370 € de l'indemnité.

    Aucun texte ou principe ne fait obstacle à ce que les parties conviennent librement de fixer l'honoraire de résultat au montant de l'indemnité allouée au titre de l'article 700, en complément d'un honoraire de diligences (loi du 31 décembre 1971, art. 10 ; Cass. 2e civ., 12 décembre 2019, n° 18-24.263, non publié au bulletin, rejetant le pourvoi formé contre CA Caen, 11 septembre 2018).

    Avocat et factures impayées

    Pourquoi confier vos factures impayées directement à un avocat

    Une relance, qu'elle vienne de l'entreprise ou d'une société de recouvrement, invite au paiement. L'avocat intervient sur un autre plan : il vérifie que la créance est exigible et prouvée, la chiffre exactement et, si le débiteur ne paie pas, porte la demande devant le juge.

    • Une analyse juridique de la créance

      Pièces, exigibilité, prescription, contestation prévisible, solvabilité apparente du débiteur ; décompte exact des pénalités de retard et de l'indemnité forfaitaire de 40 € par facture.

    • Une stratégie adaptée au dossier

      Mise en demeure, injonction de payer, référé-provision ou action au fond : la voie est choisie selon les preuves, la contestation et la solvabilité, et son coût est annoncé avant d'agir — y compris l'avis qu'une action n'est pas opportune.

    • Une continuité jusqu'à l'exécution

      Le même cabinet, de la mise en demeure à l'audience, puis à l'exécution de la décision par un commissaire de justice. Devant le tribunal des activités économiques, l'avocat est obligatoire au-delà de 10 000 € (C. proc. civ., art. 853).

    Comprendre les procédures — injonction de payer, opposition, référé-provision, article 700.

    Injonction de payer, opposition et coût global

    Injonction de payer : un coût initial faible, mais quel coût en cas d'opposition ?

    Au tribunal des activités économiques de Paris, la requête en injonction de payer coûte 30,23 € de greffe. Ce chiffre ne dit rien du coût global. Si le débiteur forme opposition — ce qu'il peut faire sans frais, dans le mois de la signification —, le créancier doit consigner les frais pour poursuivre, préparer ses pièces et défendre sa créance à une audience contradictoire, avec des délais allongés d'autant.

    Selon le greffe de Paris, moins de 10 % des ordonnances font l'objet d'une opposition : ce n'est pas la règle. Mais c'est le scénario qu'il faut chiffrer avant de choisir la voie, en même temps que les frais déjà exposés pour le recouvrement amiable.

    1. Étape 1 : Recouvrement amiable par l'entreprise ou une société de recouvrement

      Frais possibles

      • honoraires ou commission prévus par le contrat de la société de recouvrement, le cas échéant ;
      • frais de gestion contractuels éventuels ;
      • temps consacré aux relances.

      Paiement, échéancier — ou, faute de titre, aucune exécution forcée possible.

    2. Étape 2 : Injonction de payer requête au tribunal, sans audience

      Frais possibles

      • préparation de la requête et du décompte ;
      • greffe : 30,23 € au tribunal des activités économiques de Paris ;
      • signification de l'ordonnance par commissaire de justice, dans les trois mois ;
      • frais d'exécution forcée, si nécessaire.

      Sans opposition : titre exécutoire deux mois après la signification (art. 1422).

    3. Étape 3 : Opposition : audience et jugement seulement si le débiteur forme opposition

      Frais possibles

      • consignation demandée au créancier dans les quinze jours, à peine de caducité : 105 € TTC à Paris (art. 1425) ;
      • conclusions, pièces et audience contradictoire ;
      • honoraires d'avocat, si l'entreprise se fait assister ou représenter — ce qui peut être obligatoire selon le montant (art. 853) ;
      • délais supplémentaires, éventuels renvois et recours.

      Le jugement se substitue à l'ordonnance (art. 1420).

    Catégories de frais possibles, selon les prestations effectivement facturées : une société de recouvrement ne facture pas nécessairement chacun de ces postes, et une diligence déjà comprise dans un forfait ne s'y ajoute pas. L'opposition n'est pas systématique. Montants de greffe : greffe du tribunal des activités économiques de Paris et Infogreffe, consultés le 23 octobre 2026 ; la consignation de 105 € TTC est une avance sur les frais de l'opposition et du jugement (10,88 € et 54,37 € hors frais postaux selon Infogreffe), non une somme à leur ajouter.

    Pénalités, clause pénale et indemnité de 40 € dans la requête

    Ces accessoires peuvent être demandés par voie d'injonction de payer : le montant de la créance peut être déterminé par le contrat, « y compris, le cas échéant, la clause pénale » (art. 1405). Encore faut-il distinguer quatre niveaux :

    1. Juridiquement réclamable. Principal, intérêts ou pénalités de retard, pénalités contractuelles et clause pénale, indemnité forfaitaire de 40 € par facture lorsque ses conditions sont réunies.
    2. Suffisamment justifié. Chaque élément figure dans le décompte de la requête, avec son fondement et les pièces : contrat ou conditions générales, factures, échéances (art. 1407).
    3. Retenu par le juge. Le juge rend l'ordonnance « pour la somme qu'il retient » : il peut écarter une partie de la demande (art. 1409).
    4. Effectivement encaissé. Ce que le débiteur paie, spontanément ou par l'exécution forcée : la solvabilité reste déterminante.

    Ne relèvent pas de cette procédure une créance dont le montant n'est pas déterminé ou des dommages-intérêts que le contrat ne chiffre pas : ils supposent une autre voie.

    Article 700 et phase non contradictoire

    • L'article 700 permet au juge de condamner la partie tenue aux dépens ou qui perd son procès à payer une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en tenant compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée.
    • Le ministère de la Justice rappelle que cette demande doit être soumise à la partie adverse et fait l'objet d'un débat contradictoire (réponse publiée au JO Sénat du 26 septembre 2013, p. 2821).
    • Or l'ordonnance d'injonction de payer est rendue sur requête, sans débat préalable avec le débiteur. Une partie de la doctrine en déduit que l'article 700 n'a pas sa place à ce stade ; le cabinet n'a pas identifié de décision de la Cour de cassation tranchant précisément la question.
    • Sur opposition, l'instance devient contradictoire : une indemnité peut être demandée au tribunal, dont le jugement se substitue à l'ordonnance.
    • En référé-provision, elle est demandée dès l'assignation et débattue à l'audience.

    Conséquence pratique : un chiffrage sérieux d'une injonction de payer sans opposition n'intègre pas d'indemnité de l'article 700. Quelle que soit la voie, ni son allocation ni son montant ne sont garantis.

    Injonction de payer ou référé-provision : ce qui les distingue

    Le référé-provision coûte davantage au départ, mais place le débat contradictoire au début de la procédure. Il n'est pas toujours préférable : une contestation sérieuse le rend inadapté et justifie l'action au fond.

    Injonction de payer

    Saisine
    Requête examinée sur pièces, sans audience.
    Condition
    Créance contractuelle d'un montant déterminé, y compris par une clause pénale (art. 1405).
    Débat contradictoire
    Seulement après l'ordonnance, si le débiteur forme opposition.
    Accessoires
    Intérêts, pénalités, clause pénale, indemnité de 40 € : à justifier par un décompte précis (art. 1407).
    Article 700
    Traitement incertain dans l'ordonnance rendue sur requête ; il peut être demandé sur opposition.
    Coût initial
    Greffe de 30,23 € à Paris, puis signification ; généralement limité.
    Si le débiteur conteste
    Opposition dans le mois, reçue sans frais ; le créancier consigne les frais et l'affaire est jugée après audience.
    Décision
    Ordonnance qui, à défaut d'opposition, produit les effets d'un jugement contradictoire.
    Risques propres
    Rejet ou acceptation partielle sans recours (art. 1409) ; ordonnance non avenue faute de signification en trois mois.

    Référé-provision

    Saisine
    Assignation par commissaire de justice et audience.
    Condition
    Obligation non sérieusement contestable (art. 873, al. 2).
    Débat contradictoire
    Dès l'origine : chaque partie s'exprime avant la décision.
    Accessoires
    Les mêmes chefs, plus les dépens, présentés au juge et débattus.
    Article 700
    Peut être demandé dès l'assignation ; ni l'allocation ni le montant ne sont garantis.
    Coût initial
    Greffe de 38,04 € à Paris, assignation (≈ 90 €) et honoraires : plus élevé.
    Si le débiteur conteste
    Contestation débattue à l'audience ; si elle est sérieuse, provision refusée ou limitée, et action au fond.
    Décision
    Ordonnance exécutoire à titre provisoire, susceptible d'appel, sans autorité de chose jugée au principal.
    Risques propres
    Refus en cas de contestation sérieuse ; frais initiaux engagés même si la provision est refusée.

    C. proc. civ., art. 700, 873, 1405, 1407, 1409, 1411, 1416, 1418, 1420, 1422 et 1425, dans leur rédaction en vigueur au 23 octobre 2026 (décret n° 2026-96 du 16 février 2026 pour les ordonnances rendues depuis le 1er septembre 2026).

    Quand l'injonction de payer reste pertinente

    • Créance contractuelle documentée : commande ou contrat, preuve d'exécution, factures, décompte clair.
    • Aucune contestation exprimée, débiteur silencieux plutôt qu'opposant.
    • Montant modeste, pour lequel le coût initial pèse lourd.
    • Accessoires limités, faciles à justifier par les conditions générales.

    Lorsque la relation commerciale mérite d'être préservée, une démarche amiable préalable garde tout son intérêt.

    Juridiction, pièces et déroulé : l'injonction de payer au tribunal de commerce ; si vous êtes artisan ou profession libérale, ou si le client est un particulier : au tribunal judiciaire.

    Choisir la voie après un examen juridique

    Qualité des pièces, contestation prévisible, nature des accessoires, solvabilité du débiteur, délais, possibilité d'exécution et coût global — scénario d'opposition compris : c'est l'objet de l'examen préalable du cabinet, avant toute dépense.

    Le référé-provision mérite d'être envisagé lorsque la créance n'est pas sérieusement contestable mais qu'une contestation dilatoire est probable, ou que les accessoires et les frais de procédure doivent être présentés au juge dès l'origine.

    Présenter mes factures impayées

    Comprendre les procédures · À retenir

    Facture impayée entre entreprises : l'essentiel en six points

    1. Une facture commerciale impayée est une somme due par un client professionnel, au titre d'une vente ou d'une prestation, et non réglée à l'échéance convenue.

    2. Entre professionnels, des pénalités de retard sont exigibles dès le lendemain de l'échéance, sans rappel, ainsi qu'une indemnité forfaitaire de 40 € par facture (C. com., art. L. 441-10 et D. 441-5).

    3. Une société de recouvrement agit à l'amiable, sur mandat du créancier. Lorsqu'une action en justice devient nécessaire — injonction de payer, référé-provision, action au fond —, l'avocat représente l'entreprise devant le tribunal et organise ensuite l'exécution de la décision par un commissaire de justice.

    4. L'injonction de payer coûte peu au départ et convient à une créance certaine et peu contestable ; si le débiteur forme opposition, le créancier consigne les frais et défend sa créance à une audience contradictoire, ce qui allonge les délais et alourdit le coût global.

    5. Les frais de greffe et l'assignation sont des dépens, mis en principe à la charge de la partie perdante ; le juge peut en outre allouer une indemnité au titre de l'article 700. Ni l'une ni l'autre n'est automatique, et leur recouvrement dépend de la solvabilité du débiteur.

    6. Chiffrer la procédure avant d'agir permet de savoir si l'action est économiquement pertinente : le simulateur de cette page distingue les sommes demandées, allouées et réellement encaissées.

    Comparer les démarches

    Recouvrement amiable, injonction de payer ou action en justice avec un avocat ?

    Ces démarches ne répondent pas aux mêmes besoins et peuvent se succéder. Le tableau décrit ce que chacune permet ; le choix dépend des preuves, de la contestation prévisible et de la solvabilité du débiteur.

    Recouvrement amiable par l'entreprise ou une société de recouvrement

    Ce que permet la démarche
    Relances, mise en demeure, négociation d'un échéancier, sur mandat du créancier.
    Titre exécutoire
    Non : aucune exécution forcée possible sans titre.
    Si le débiteur conteste
    La contestation bloque la démarche amiable.
    Représentation en justice
    Sans objet : l'activité de recouvrement amiable s'arrête là où commence la procédure.
    Adaptée lorsque
    Retard récent, créance non contestée, relation commerciale à préserver.

    Injonction de payer requête au tribunal

    Ce que permet la démarche
    Obtenir sur requête une ordonnance qui, signifiée et non frappée d'opposition, devient exécutoire.
    Titre exécutoire
    Oui, à défaut d'opposition, deux mois après la signification (art. 1422).
    Si le débiteur conteste
    L'opposition ouvre un débat contradictoire devant le tribunal, ce qui allonge les délais.
    Représentation en justice
    Avocat non obligatoire pour la requête ; il défend la demande en cas d'opposition.
    Adaptée lorsque
    Créance certaine, liquide, exigible, bien documentée et peu contestable.

    Action en justice avec avocat référé-provision ou action au fond

    Ce que permet la démarche
    Obtenir, après un débat contradictoire, une décision exécutoire sur la créance, ses accessoires, les dépens et l'article 700.
    Titre exécutoire
    Oui : l'ordonnance de référé est exécutoire à titre provisoire ; le jugement au fond selon les règles applicables.
    Si le débiteur conteste
    La contestation est débattue à l'audience ; une contestation sérieuse oriente vers le fond.
    Représentation en justice
    Avocat obligatoire devant le tribunal des activités économiques au-delà de 10 000 € (C. proc. civ., art. 853).
    Adaptée lorsque
    Relances sans effet, contestation prévisible, ou besoin d'un débat contradictoire rapide.

    Recouvrement amiable pour le compte d'autrui : C. proc. civ. exéc., art. L. 124-1 et R. 124-1 et suivants. Représentation devant le tribunal des activités économiques : C. proc. civ., art. 853.

    Le détail de chaque procédure

    Aucune voie n'est la meilleure dans tous les dossiers. L'injonction de payer, peu coûteuse, convient à une créance incontestable ; elle n'est pas la plus adaptée lorsque le débiteur conteste déjà, car son opposition ramène le litige devant le tribunal — voir le coût d'une opposition.

    Mise en demeure par un avocat

    Relances amiables sans effet ; créance documentée.
    Objectif
    Interpeller formellement le débiteur (C. civ., art. 1344), chiffrer la demande — principal, pénalités de retard, indemnité forfaitaire de 40 € par facture — et fixer un délai avant toute procédure.
    Limites
    Ce n'est pas un titre exécutoire. Elle n'interrompt pas la prescription.
    Si le débiteur conteste
    Le débiteur peut répondre et contester ; sa réponse oriente le choix de la procédure.
    Place de l'avocat
    Elle suppose l'examen préalable des pièces : qualification de la créance, vérification de son exigibilité, décompte exact. Elle prépare la procédure qui suivra le cas échéant.
    Frais
    Grille indicative du cabinet : 125 € HT par débiteur.
    Une autre voie sera préférable si…
    Prescription imminente (une action en justice s'impose alors), ou débiteur en procédure collective (déclaration de créance).

    Injonction de payer

    Créance d'origine contractuelle, d'un montant déterminé, bien documentée et peu susceptible de contestation.
    Objectif
    Obtenir sur simple requête une ordonnance portant injonction de payer, qui, une fois signifiée et à défaut d'opposition, permet l'exécution forcée (C. proc. civ., art. 1405 et suivants).
    Limites
    Le juge peut rejeter la requête ou ne la retenir que pour partie, sans recours pour le créancier (art. 1409). Pour les ordonnances rendues depuis le 1er septembre 2026, la signification doit intervenir dans les trois mois, faute de quoi l'ordonnance est non avenue (art. 1411).
    Si le débiteur conteste
    La procédure est d'abord non contradictoire. Le débiteur peut former opposition dans le mois qui suit la signification ; le créancier doit alors consigner les frais pour poursuivre, et le tribunal statue sur la demande au terme d'un débat contradictoire.
    Place de l'avocat
    Non obligatoire pour la requête. L'avocat sécurise la requête, le décompte et les pièces, organise la signification et défend la demande en cas d'opposition.
    Frais
    Greffe de la requête au tribunal des activités économiques de Paris : 30,23 €, puis signification de l'ordonnance par commissaire de justice. En cas d'opposition : consignation demandée au créancier (105 € TTC à Paris) et préparation de l'audience.
    Une autre voie sera préférable si…
    Créance déjà contestée, ou besoin d'un débat contradictoire rapide : référé-provision ou procédure au fond.

    Référé-provision

    Obligation non sérieusement contestable, dans son principe et dans son montant, appuyée sur des pièces claires.
    Objectif
    Obtenir du président du tribunal, à l'issue d'une audience, une provision sur la créance (C. proc. civ., art. 873, devant le tribunal de commerce). L'ordonnance de référé est exécutoire à titre provisoire.
    Limites
    En présence d'une contestation sérieuse, le juge peut refuser la provision ou ne l'accorder que pour la part non contestable. La décision est provisoire. Le référé n'est pas, dans tous les dossiers, plus rapide ou plus efficace qu'une autre voie.
    Si le débiteur conteste
    Débat contradictoire dès l'audience ; la décision peut faire l'objet d'un appel.
    Place de l'avocat
    L'avocat rédige l'assignation, constitue le dossier de pièces et soutient la demande à l'audience.
    Frais
    Greffe : 38,04 € pour une demande de provision (deux parties) ; assignation par commissaire de justice, de l'ordre de 90 € ; grille indicative du cabinet : à partir de 450 € HT par procédure et par débiteur.
    Une autre voie sera préférable si…
    Contestation sérieuse prévisible : procédure au fond.

    Action au fond

    Créance contestée, enjeu important, ou nécessité d'un jugement tranchant définitivement le litige.
    Objectif
    Obtenir un jugement statuant sur la créance, ses accessoires, les dépens et, le cas échéant, une indemnité au titre de l'article 700.
    Limites
    Délais plus longs, coût plus élevé, issue incertaine.
    Si le débiteur conteste
    Pleinement débattue ; voies de recours ouvertes.
    Place de l'avocat
    Devant le tribunal des activités économiques, la représentation par avocat est obligatoire lorsque la demande excède 10 000 € (C. proc. civ., art. 853).
    Frais
    Greffe : 64,13 € (deux parties) ; assignation par commissaire de justice ; grille indicative du cabinet : à partir de 900 € HT pour un dossier simple, proposition spécifique pour un dossier contesté ou complexe.
    Une autre voie sera préférable si…
    Créance incontestable et débiteur solvable : un référé-provision peut suffire.

    Points à vérifier dans tous les cas

    • Prescription : en principe cinq ans entre commerçants, ou entre commerçants et non-commerçants (C. com., art. L. 110-4) ; une mise en demeure ne l'interrompt pas.
    • Juridiction : le tribunal de commerce pour les litiges entre commerçants, sociétés commerciales ou artisans — à Paris, le tribunal des activités économiques, à titre expérimental depuis le 1er janvier 2025 ; le tribunal judiciaire pour les non-commerçants.
    • Procédure collective du débiteur : les poursuites individuelles sont arrêtées et la créance doit être déclarée dans les délais.
    • Pénalités de retard et intérêts au taux légal ne s'additionnent pas pour un même retard.

    Article 700 et factures impayées

    L'article 700 : ce qu'il permet, ce qu'il ne garantit pas

    Le juge condamne la partie tenue aux dépens, ou à défaut la partie perdante, à payer à l'autre une somme qu'il détermine au titre des frais exposés et non compris dans les dépens — au premier rang desquels les honoraires d'avocat. Cette indemnité peut contribuer à compenser une partie du coût d'une procédure.

    Les dépens forment une catégorie distincte : frais de greffe, actes de commissaire de justice — dont l'assignation — et autres frais de procédure énumérés par la loi, mis en principe à la charge de la partie perdante (C. proc. civ., art. 695 et 696).

    • Son allocation n'est jamais automatique : elle doit être demandée.
    • Le montant est fixé par le juge, qui tient compte de l'équité et de la situation économique de la partie condamnée.
    • Le juge peut n'accorder aucune somme.
    • Une indemnité prononcée n'est encaissée que si le débiteur paie : sa solvabilité et l'exécution de la décision sont déterminantes.
    • Si la demande est rejetée, l'entreprise peut à l'inverse être condamnée aux dépens et à une indemnité au profit du débiteur.
    • Le recouvrement net peut rester inférieur à la créance initiale.

    Questions fréquentes

    Factures impayées entre entreprises : vos questions

    Que faire face à une facture impayée entre entreprises ?

    Vérifier d'abord l'échéance, les pièces (commande, preuve de livraison ou d'exécution, conditions générales) et l'existence d'une contestation. Relancer ensuite le client ; si les relances restent sans effet, une mise en demeure d'avocat formalise la demande, chiffre les pénalités de retard et l'indemnité forfaitaire de 40 € par facture, et fixe un délai. À défaut de paiement, la procédure adaptée — injonction de payer, référé-provision ou action au fond — dépend des preuves, de la contestation et de la solvabilité du débiteur.

    Société de recouvrement ou avocat : quelle différence ?

    Une société de recouvrement agit à l'amiable, sur mandat écrit du créancier : relances, mises en demeure, négociation d'échéanciers (C. proc. civ. exéc., art. L. 124-1 et R. 124-1 et suivants). Son activité est limitée au recouvrement amiable : sans titre exécutoire, aucune mesure d'exécution forcée n'est possible. L'avocat conseille l'entreprise, chiffre et formalise la demande et, si une action devient nécessaire, rédige l'assignation, représente l'entreprise devant le tribunal, puis fait exécuter la décision par un commissaire de justice. Selon le volume et la nature des créances, ces interventions peuvent se succéder.

    Injonction de payer ou référé-provision : que choisir pour une facture impayée ?

    Aucune voie n'est préférable dans tous les cas. L'injonction de payer est une procédure sur requête, sans audience, au coût initial limité, adaptée à une créance contractuelle d'un montant déterminé, bien documentée et peu susceptible de contestation ; elle peut être engagée sans avocat. Si le débiteur forme opposition dans le mois de la signification, le créancier consigne les frais et le litige est jugé après une audience contradictoire. Le référé-provision suppose une assignation et une audience dès l'origine, et une obligation non sérieusement contestable ; il coûte davantage au départ, mais permet de présenter au juge, en une fois, le principal, les accessoires, les dépens et une demande au titre de l'article 700. Le choix dépend des pièces, de la contestation prévisible, des accessoires en jeu, de la solvabilité du débiteur, des délais et du coût global.

    Peut-on réclamer les pénalités de retard dans une injonction de payer ?

    Oui, lorsqu'elles sont justifiées. La procédure vise une créance contractuelle d'un montant déterminé, cette détermination pouvant résulter des stipulations du contrat, « y compris, le cas échéant, la clause pénale » (C. proc. civ., art. 1405). La requête doit contenir le décompte des différents éléments de la créance et leur fondement, avec les pièces (art. 1407) : principal, intérêts ou pénalités de retard, pénalités contractuelles, indemnité forfaitaire de 40 € par facture lorsque ses conditions sont réunies. Le juge rend toutefois l'ordonnance pour la somme qu'il retient (art. 1409) : un poste mal justifié peut être écarté. Des dommages-intérêts que le contrat ne chiffre pas ne relèvent pas de cette procédure.

    Peut-on obtenir l'article 700 avec une injonction de payer ?

    C'est incertain au stade de l'ordonnance. L'article 700 permet au juge de condamner la partie tenue aux dépens ou qui perd son procès à payer une somme au titre des frais non compris dans les dépens, selon l'équité ou la situation économique de la partie condamnée ; le ministère de la Justice rappelle que cette demande doit être soumise à la partie adverse et débattue contradictoirement (réponse publiée au JO Sénat du 26 septembre 2013). Or l'ordonnance d'injonction de payer est rendue sur requête, sans débat préalable avec le débiteur : une partie de la doctrine en déduit que l'article 700 n'y trouve pas sa place, et le cabinet n'a pas identifié de décision de la Cour de cassation tranchant précisément cette question. En cas d'opposition, l'instance devient contradictoire et une indemnité peut être demandée au tribunal. En référé-provision, elle est demandée dès l'assignation. Dans tous les cas, ni son allocation ni son montant ne sont garantis.

    Que coûte une opposition à une injonction de payer ?

    Pour le débiteur, l'opposition est reçue sans frais par le greffe du tribunal de commerce. Pour le créancier, le greffe l'invite à consigner les frais de l'opposition dans les quinze jours, à peine de caducité de sa demande (C. proc. civ., art. 1425) : le greffe du tribunal des activités économiques de Paris annonce une consignation de 105 € TTC, avance sur les frais de procédure — Infogreffe publie, hors frais postaux, 10,88 € pour l'opposition et 54,37 € pour le jugement sur opposition, couverts par cette avance et non à y ajouter. S'y ajoutent la préparation des conclusions et des pièces, l'audience et, le cas échéant, les honoraires d'avocat, ainsi que l'allongement des délais. Selon le greffe de Paris, moins de 10 % des ordonnances font l'objet d'une opposition : ce n'est pas la règle, mais c'est le scénario à chiffrer avant de choisir.

    Combien coûte une procédure de recouvrement de factures impayées ?

    À titre indicatif, le cabinet pratique 125 € HT pour une mise en demeure motivée, à partir de 450 € HT pour un référé-provision et à partir de 900 € HT pour une procédure au fond simple, par débiteur, ainsi que 75 € HT de frais de dossier, TVA de 20 % en sus. S'y ajoutent les frais de tiers : au tribunal des activités économiques de Paris, 38,04 € de greffe pour un référé-provision (64,13 € au fond) et l'assignation par commissaire de justice, de l'ordre de 90 €. Après une procédure, un honoraire complémentaire peut être calculé sur les seules sommes effectivement encaissées, si la convention le prévoit. Les honoraires applicables sont fixés par une convention écrite, après examen du dossier.

    Le débiteur paiera-t-il mes frais d'avocat ?

    Pas nécessairement. Le juge peut condamner la partie perdante à payer une somme au titre de l'article 700 du code de procédure civile, pour les frais exposés et non compris dans les dépens ; il en fixe librement le montant, en tenant compte de l'équité et de la situation économique de la partie condamnée, et peut ne rien accorder. Les dépens (frais de greffe, actes de commissaire de justice) sont une catégorie distincte, en principe mise à la charge de la partie perdante. Une somme allouée n'est encaissée que si le débiteur paie.

    Quels sont les frais de greffe d'un référé-provision à Paris ?

    Selon les tarifs publiés par le greffe du tribunal des activités économiques de Paris, l'assignation en référé pour une demande de provision coûte 38,04 € pour deux parties, plus 15,37 € par partie supplémentaire ; l'assignation au fond 64,13 €, et la requête en injonction de payer 30,23 €. Ces montants, susceptibles d'évoluer, ne comprennent ni la signification de l'assignation par commissaire de justice, ni les honoraires d'avocat.

    La transmission du dossier interrompt-elle la prescription ?

    Non. Ni la transmission du dossier au cabinet, ni une relance, ni une mise en demeure n'interrompent la prescription. Celle-ci est interrompue notamment par une demande en justice, y compris en référé, par un acte d'exécution forcée ou par la reconnaissance du droit par le débiteur (C. civ., art. 2240 et suivants). Entre commerçants, ou entre commerçants et non-commerçants, la prescription est en principe de cinq ans (C. com., art. L. 110-4).

    Le cabinet intervient-il pour une facture due par un particulier ?

    Cette page concerne les créances entre professionnels. Une créance sur un consommateur obéit à des règles propres, notamment une prescription de deux ans pour l'action d'un professionnel au titre des biens ou services qu'il fournit (C. consom., art. L. 218-2). Pour une telle situation, le cabinet peut être contacté par le formulaire de contact (rubrique « Factures impayées ») ; l'article consacré à l'injonction de payer au tribunal judiciaire présente cette procédure.

    Pour aller plus loin sur le recouvrement de créances

    Textes et sources cités

    Code de procédure civile, art. 695, 696, 700, 853, 873, 1405, 1407, 1409, 1411, 1416, 1418, 1420, 1422 et 1425 ; décret n° 2026-96 du 16 février 2026 (injonction de payer) ; réponse du ministère de la Justice à la question écrite n° 03978, JO Sénat du 26 septembre 2013, p. 2821 (frais irrépétibles) ; code des procédures civiles d'exécution, art. L. 124-1 et R. 124-1 et suivants ; code de commerce, art. L. 110-4, L. 441-10, L. 721-3, D. 441-5 ; code civil, art. 1344, 1344-1, 2240 et suivants ; code de la consommation, art. L. 218-2 ; loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971, art. 10 ; Cass. 2e civ., 12 décembre 2019, n° 18-24.263, non publié (honoraire de résultat fixé au montant de l'indemnité de l'article 700), rejetant le pourvoi contre CA Caen, 11 septembre 2018 ; greffe du tribunal des activités économiques de Paris, tarifs des formalités judiciaires (consultés le 22 octobre 2026) et page « Injonction de payer » (consultée le 23 octobre 2026) ; Infogreffe, tarifs de l'injonction de payer (consultés le 23 octobre 2026) ; taux de l'intérêt légal du second semestre 2026 (arrêté du 26 juin 2026). Présentation générale, à jour au 23 octobre 2026, qui ne remplace pas l'examen d'un dossier.

    OPTIMUM AVOCATS

    Cabinet d'avocats fondé en 2006, dirigé par Maître Julien ATTALI, avocat au Barreau de Paris. Le cabinet accompagne les entreprises dans le recouvrement de leurs créances, en droit des affaires et en droit immobilier.

    20 rue de Longchamp, 75116 Paris
    01 48 05 76 94 · contact@optimum-avocats.net

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